Langues d’Asie

tibéto-birman, dravidien, austroasiatique, indo-aryen

Les langues d’Asie continentale étudiées au LACITO appartiennent aux groupes suivants :

Carte langues étudiées sur le continent asiatique

Fig. – Les langues d’Asie étudiées au LACITO
(détail de la carte générale du LACITO et explication de la couleur des épingles)

 

     Les chercheurs du Laboratoire, et les associés, travaillant sur cet ensemble sont :

1. Langues tibéto-birmanes (famille sino-tibétaine)

L’ensemble linguistique Tibéto-birman (et périphérie)

 

L’ensemble tibétain est en vert, le birman en jaune, le karen en rouge.
La distribution des autres sous-groupes est très approximative. (source)

L’ensemble linguistique (1) tibéto-birman comprend environ trois cents langues, souvent peu décrites, et dont une majorité sont en danger d’extinction rapide. Avec les langues chinoises, ces langues forment le « super-groupe » dit sino-tibétain. Elles sont parlées sur une vaste région couvrant le nord de l’Inde, le sud de la Chine et le Tibet, la Birmanie, une partie de la Thaïlande et des franges du Laos et du Vietnam.

Les langues tibéto-birmanes sont parlées au contact de tous les grands groupes linguistiques d’Asie. Dans le sens des aiguilles d’une montre en partant du nord : les langues turco-mongoles, les langues chinoises, taï, austro-asiatiques et indo-aryennes.

Cet ensemble doit son nom traditionnel à deux langues très parlées, le tibétain et le birman, qui ont été parmi les premières connues des voyageurs occidentaux. Comme souvent, les noms officiels des langues traduisent des réalités très diverses.

(1) La classification des langues en groupes de divers niveaux repose sur l’hypothèse de l’existence d’une parenté historique entre les langues de la famille ou du groupe  plus grande qu’entre aucune d’elles et des langues classées dans une autre famille ou groupe.  Cette parenté s’évalue par les méthodes de la linguistique historique et comparative, et repose idéalement sur des  traits innovants présumés hérités (non empruntés) par chaque groupe à l’exclusion des autres.

S’agissant de groupements de niveau supérieur, comme le tibéto-birman, ou le sino-tibétain, l’analyse est compliquée par des incertitudes au sujet de la morphologie des proto-langues (voir : A.-G. Haudricourt 1954, « Comment reconstruire le chinois archaïque », Word 10(2–3), 351–364, et G. Jacques 2016, « Le sino-tibétain : polysynthétique ou isolant? », Faits de langues 47: 61-74). L’unanimité des chercheurs n’est pas faite sur les classements. Un travail plus détaillé sur chaque sous-groupe est requis avant que soit démontrée la validité de tous les groupes. Le terme d’ensemble tibéto-birman est donc ici employé empiriquement.
Aperçu des travaux récents et en cours au LACITO
1. Les langues étudiées par les chercheurs du LACITO et leurs associés immédiats

Elles sont ici soit présentées individuellement (ex. birman), soit groupées (le nom du groupe porte alors une majuscule, ex. Kiranti).

Birman (TB) S. Hnin Tun, A. Vittrant
Boro-garo (TB) : deori, dimasa, kokborok F. Jacquesson
Pnaric-war-lyngngam (Austro-asiatique) : war, lyngngam, pnar, khasi A. Daladier
Kiranti (TB) : hayu, limbu B. Michailovsky
mo-piu (Hmong-mien) A. Vittrant
naxi / naish (TB) A. Michaud
népali (Indo-européen) B. Michaïlovsky
salar (Turcique) C. Simon (thèse en cours)
shertukpen (TB) F. Jacquesson
tamang (TB) M. Mazaudon
Tibétain (TB) : tibétain(2) , sherpa, chocha-ngacha-kha G. Oisel, C. Simon, N. Tournadre

(2) Par ‘tibétain’ avec minuscule, nous entendons le tibétain central.

 

Fond de carte © GoogleEarth

Géographiquement, on se reportera pour le tibétain et le birman à la carte d’ensemble du début, où ces langues sont respectivement en vert et en jaune. Le mopiu est parlé dans le nord du Viet-Nam, le salar sur le revers NE de la zone du tibétain. Pour les autres langues, on trouvera une localisation indicative ci-dessous

Fond de carte (source)
A gauche, dans l’est du Népal : tamang, hayu, limbu (de gauche à droite.).
En haut à droite, en Inde : shertukpen, deori.
En bas à droite, en Inde : Pnaric-war-lyngngam, dimasa, kokborok (de haut en bas).

2. Les grands thèmes de recherche

Outre l’étude détaillée des langues (qu’elles soient rares ou de plus grande diffusion), les auteurs se rejoignent souvent sur les méthodes (d’approche, de description et d’analyse) et certaines thématiques transversales.

Les méthodes résultent le plus souvent de la nécessité d’étudier sur place de petits groupes linguistiques : il faut se déplacer, se faire accepter, comprendre la société où la langue est parlée, et la situation de cette société dans des cadres plus amples (les voisins, l’acculturation, les langues de grande diffusion et le plurilinguisme). Les missions sur place sont longues, parfois délicates.

La description et l’analyse des langues tibéto-birmanes suivent généralement un processus systématique où il faut d’abord « faire la phonologie » de la langue pour la noter avec rigueur, ce qui contribue aussi à nourrir nos collections d’enregistrements – Voir la Collection Pangloss sur le site du LACITO. Les langues Tibéto-birmanes ou Austro-asiatiques sont très différentes des langues d’Europe dans la structure du mot, du groupe de mots, et de la phrase. Autant que possible, il faut aussi rassembler un lexique et des textes.
Les chercheurs publient donc des descriptions de langues (des « grammaires »), des lexiques, des textes annotés et/ou traduits, des descriptions de la société et/ou de ses conditions de vie – y compris par la photographie ou le film.

Les thématiques transversales sont (a) la comparaison des langues proches et la « reconstruction » des stades anciens qui permettent d’expliquer dans une certaine mesure les faits communs à plusieurs d’entre elles [linguistique comparative et historique]; (b) la comparaison des traits particuliers, parfois peu visibles, qui peuvent se retrouver dans des langues très différentes et loin de là [linguistique typologique] ; (c) les problèmes des aires linguistiques et de contacts entre langues différentes. Enfin (d), ces langues peuvent être l’occasion de développer des recherches plus amples en linguistique générale ou en sémiotique.

3. Les projets nationaux et internationaux liés au LACITO

HimalCo(2013-2015). Associe linguistes et informaticiens de plusieurs laboratoires du CNRS, pour une tentative de monter un corpus parallèles de textes dans trois sous-groupe de l’ensemble linguistique tibéto-birman. Responsable au Lacito : Séverine Guillaume.

Brahmapoutre (2007-2011). Associait linguistes, ethnologues et géographes de plusieurs laboratoires du CNRS, pour une enquête sur population et identité dans les ethnies du Nord-est de l’Inde. Dirigé au Lacito par F. Jacquesson.

Epopées du Népal (2007-2010). Associait linguistes et ethnologues de plusieurs laboratoires du CNRS, pour une enquête sur les épopées de l’ouest du Népal. Dirigé au Lacito par B. Michailovsky.

2. Langues et culture dravidiennes

 

  • Associés : A. Murugaiyan (EPHE / MII-UMR 7528) – E. Sethupathy (Inalco)

 

 

Les langues dravidiennes sont parlées dans le sous-continent indien par ca. 220 millions de personnes. [En bleu foncé sur Schwartzberg, A Historical Atlas of South Asia. OUP, 1992 (source).

En Inde, le dravidien, deuxième famille de langues (20,82 %) après l’Indo-Aryen (76,86%) [Census of India 2001] est principalement parlé dans les quatre États du Sud, Andhra Pradesh (télougou), Karnataka (kannada) , Kerala (malayalam) et Tamil Nadu (tamoul) qui rassemblent la grande majorité (96%) des locuteurs. A cela s’ajoutent une vingtaine de langues minoritaires répertoriées et plusieurs dizaines de groupes ethnolinguistiques, totalisant plus de sept millions de personnes. Hors de l’Inde, deux communautés importantes parlent dravidienne : les Tamouls de Sri Lanka et les Brahuis au Pakistan, ainsi qu’une diaspora (plusieurs millions) non négligeable à travers le monde.

Thème de recherche : Linguistique historique et typologique

L’histoire des langues dravidiennes offre une longue perspective historique, plus de deux mille ans pour le tamoul et plus d’un millénaire pour les autres langues d’état. Toutefois, la majorité des langues connues, orales, n’ont été décrites qu’à partir du 19e siècle.

La classification des langues dravidiennes

La classification des langues dravidiennes, longtemps admise en 3 groupes majeurs : Sud-Dravidien, Centre-Dravidien, Nord-Dravidien, ne fait pas l’objet d’un consensus. Critiquée dès 1976 par Southworth car n’étant pas solidement établie par des innovations partagées (il propose 8 gr.), elle a depuis fait l’objet d’autres propositions, toutes distinctes : Krishnamurti 2003 (4 gr. : SDr 1, SDr 2, CDr, NDr), Andonov 2003(7 gr.), Subramanyam 2008 (3 gr.).
[Réf.: Andronov, M. S. (2003). A Comparative Grammar of the Dravidian Languages. Harrassowitz ; Krishnamurti, B. (2003). The Dravidian languages. Cambridge ; Southworth, F. C. (1976). On subgroups in Dravidian. IJDL 5 (1):114-137 ; Subrahmanyam, P. S. (2008). Dravidian Comparative Grammar – I. Mysore CIIL.]La disparité temporelle des données dont on dispose sur les langues dravidiennes est une des sources des difficultés méthodologiques rencontrées pour établir une classification fiable. Une autre source de difficulté est liée à la continuité territoriale : parlées depuis des millénaires sur un vaste territoire où cultures et langues se sont dispersées librement, les langues dravidiennes n’ont pas échappées au phénomène de diffusion (intra et inter familles de langues) caractéristique de cette aire (Emeneau, M. B. (1956). India a a Linguistic Area. Language 32: 3-16) -les aléas politiques créant au cours des âges des centres de convergence et de diffusion de configuration géographique variable.

Typologiquement les langues modernes sont relativement homogènes. Sommairement, elles sont :

• agglutinantes, • de structure accusative –avec une construction ‘au datif’ (possession, sensations, émotions…), • d’ordre SOV ; • elles ont une morphologie élaborée, • des paradigmes distincts caractérisant nom et verbe ; • la syntaxe repose en grande partie sur la morphologie, • l’usage de cas ou postpositions et • la distinction entre formes finies et non-finies pour les verbes.

Cette typologie est couramment projetée comme étant celle du Proto-Dravidien (Steever, S. B. (1998). The Dravidian languages. Routledge, p.19).
On peut néanmoins émettre de sérieux doutes sur la solidité de cette projection historique car la langue la plus anciennement attestée, le tamoul des premiers siècles avant et après J.-C., présente des caractéristiques typologiques radicalement différentes. Ces singularités ont été clairement relevées dès les premiers travaux de linguistique comparative par Robert Caldwell ([1856/1875 ici] 1913 ici. A comparative grammar of the Dravidian or South-Indian family of languages London: Kegan Paul, Trench, Trübner & co.) et confirmées par des études plus récentes : Rajam 1992 A Reference Grammar of Classical Tamil Poetry 1992:54) et le corpus des inscriptions Tamil-Brahmi (Mahadevan 2003 Early Tamil Epigraphy.

• pas ou peu de morphologie ; • pas de distinction entre forme nominale et verbale et • polyfonctionnalité des lexèmes nus : ‘each root may be said to be capable of a threefold use (1) as a noun, (2) as an adjective, and (3) as a verb’ (Caldwell 1913:193) ; • pas de formes finies en Tamil Brahmi (Mahadevan 2003 :295).

Caldwell décrit également en détail les processus conduisant à l’émergence de la morphologie. Remarquant que le tamoul ancien forme ‘a crowded Museum of obsolete forms, cast-off inflexions, and curious anomalies’ (1913:82), signalant une longue phase de transition où coexistent différentes formes, il propose une vision dynamique permettant de relier les formes anciennes aux modernes. Initiée par un processus d’agglutination à partir de lexèmes et de particules (1913:207-8), puis d’une spécialisation des formants et de leur ordre (qui se régulariseront ultérieurement en paradigmes).
Zvelebil fut le premier à suggérer une interprétation proprement typologique de ces évolutions ;

‘It can be supposed that the period preceding the EOT [Early Old Tamil] stage was in a state similar to ‘isolation’ while the EOT period [the first historically attested stage of development] had a transient character with disappearing traces of isolation, typical features of agglutination and nascent features of inflection » (Zvelebil et al., 1967:37).

L’existence d’un changement typologique majeur s’étant produit en tamoul au cours des siècles précédant notre ère a des conséquences cruciales pour une évaluation typologique et historique des langues dravidiennes. Historiquement, tous les traits listés ci-dessus comme Proto-Dravidien apparaissent en réalité comme des innovations dont on peut retracer les séquences chronologiques ayant conduit à leur émergence.
Les caractéristiques communes des langues dravidiennes, agglutinatives et à forte morphologie différenciative du nom et du verbe, ont été acquises par diffusion dans les langues bien plus tardivement attestées. Les mêmes processus initiaux observés en tamoul ancien ont été appliqués à un matériel lexical et syntactique préexistant -et commun semble-t-il, mais les choix opérés par chaque langue sur les formants et leur ordre, ainsi que les évolutions ultérieures ont conduit à une morphologie très diversifiée. Le(s) millénaire(s) de transition, non documenté(s), qui sépare(nt) le tamoul ancien des autres langues ne permet(tent) pas de reconstituer les groupes majeurs ayant pu exister, seuls les plus récents sont accessibles.

En l’absence de documents contradictoires, on est conduit à généraliser l’hypothèse du changement typologique à la famille de langues dravidiennes et à proposer a minima que les parlers dravidiens du 1er millénaire av. J.-C. étaient plus vraisemblablement de type ‘isolant’ que du type agglutinant habituellement proposé dans la reconstruction du Proto-Dravidien.
Cette thématique du changement typologique (abordée dans Murugaiyan et Pilot-Raichoor 2004:155-177) a été étayée, notamment en collaboration avec A. Murugaiyan (voir publications ici) et par des travaux plus précis confrontant tamoul ancien et moderne (Pilot-Raichoor 2012, p. 285-315, et Murugaiyan, Pilot-Raichoor et Sethupathy, 2017, p. 601-632).

Études linguistiques et documentation des langues de minorités

Les travaux portent sur les langues orales de la région des Nilgris, située à la jonction des trois états du Karnataka, du Tamil Nadu et du Kérala en Inde du sud.
     Le baḍaga, situé sur le plateau des Nilgiris est à la source d’études linguistiques approfondies (Pilot-Raichoor. 2016,. p. 132-170).
     Un ensemble de parlers kurumba, dispersés sur les pentes et les forêts limitrophes du plateau des Nilgiris a fait l’objet d’un projet de documentation.

Projet international lié au LACITO

The Kurumba Languages of the Nilgiris in South India – Programme DoBeS II/84325 (2009 – 2014) F. Heidemann (Université de Munich) et C. Pilot-Raichoor (Lacito-CNRS)
     Mené en collaboration avec des chercheurs allemands et indiens, dans le cadre du programme Documentation on Endangered Languages (DoBeS) soutenu par la Fondation Volkswagen. Les données sont archivées sur http://dobes.mpi.nl/.

 A. Jenu Kuruba [jēnu kuruba]: settlements in the southern part of Heggadadevanakote taluk (H.D. Kote), Mysore district, Karnataka state, India. Researcher: B.K. Ravindranath, Univ. of Mysore, Karnataka.

B. Mullu Kurumba [muḷḷu kuṟumba]: settlements around Meenangady, Sultan Battery taluk, Waynad district, Kerala, India. Researcher: N. Rajasekharan Nair, rtd Prof. Annamalai Univ., Tamil Nadu

C. Jenu Kurumba [jēnu kuṟumba]: settlements around Masinagudi, Gudalur taluk, Nilgiri district, Tamil Nadu, India. Researcher: Ulrich Demmer, Univ. Munich, Germany.

D. Alu Kurumba [ālu kuṟumba]: settlements in the southern edge of the Nilgiri district, Tamil Nadu, India. Researcher: C. Pilot-Raichoor, Lacito-CNRS, Villejuif, France.

E. Cholanaikka [cōlanaika]: settlements in the south Karulay range, Nilambur, Malappuram district, Kerala, India. Researcher: R. Muralidharan, Univ. of Thanjavur, Tamil Nadu.

F. Kattunaikka [kāṭṭunaika]: Interviews in Gudalur of Kattunaikkas originally coming from Mundakolli near Sultan Battery (= repère B), Waynad district, Kerala. Researcher: O. Reid-Collins, PhD student, Univ. Aix-en-Provence, France.

3. Langues austroasiatiques

Au Lacito sont également étudiées des langues austroasiatiques. Autrefois parlées sur de vastes aires d’Asie orientale et du sud-est (ce dont témoignent des effets de substrat en sino-tibétain, par exemple), les langues austroasiatiques ont connu une régression territoriale au fil de l’histoire, principalement face à l’expansion du tai-kadai et du sino-tibétain.

  • Anne Daladier étudie les langues du groupe connu sous le terme khasi(an), qu’elle propose de redéfinir comme groupe Pnaric-War-Lyngam. Ses travaux portent sur la description de ces langues (y compris leurs dialectes conservateurs, dont certains sont en voie de disparition) et leur analyse au plan typologique.
  • Alexis Michaud étudie depuis 2004 des langues du groupe viet-muong de la famille austroasiatique.
  • Minh-Châu Nguyên prépare une thèse (depuis l’année 2017-2018) au sujet du muong, langue du groupe viet-muong. Son sujet est : « Glottalisation, oppositions tonales et intonation : étude expérimentale du dialecte muong de Kim Thuong » (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, parcours Phonétique).

Projets nationaux et internationaux liés au LACITO

L’étude des types de phonation en viet-muong bénéficie d’un soutien financier du Labex « Empirical Foundations of Linguistics » pour la période 2017-2019.

Les collections audio de langues austroasiatiques de Michel Ferlus (retraité, CNRS-CRLAO) ont été numérisées en 2015-2016 dans le cadre d’un projet financé par la Bibliothèque Scientifique Numérique et sont désormais hébergées par la collection Pangloss.

4. Langues indo-aryennes : népali (standard et occidental), dotyal

Dans le prolongement d’études sur la grammaire du népali standard, Boyd Michailovsky a contribué à la mise en forme de textes en dialectes de népali de l’Ouest.

  • 7 textes chamaniques de Jajarkot, Népal de l’Ouest recueillis par Gregory Maskarinec (Univ. Hawai’i)
  • 5 représentations d’épopées en népali et en dotyal, enregistrées en 1969 par Marc Gaborieau et Mireille Helffer (CNRS)
  • 1 épopée (népali et dotyal) enregistrée, transcrite et traduite par Rémi Bordes (INALCO-CEH)
  • 4 contes et 2 conversations en langue dotyal enregistrées par Boyd Michailovsky et Marie Lecomte-Tilouine

Projets nationaux et internationaux liés au LACITO

Epopées du Népal (2007-2010). Associait linguistes et ethnologues de plusieurs laboratoires du CNRS, pour une enquête sur les épopées de l’ouest du Népal. Dirigé au Lacito par Boyd Michailovsky.

 

Langues à écouter dans la Collection Pangloss

Outre les documents recueillis par des chercheurs du Lacito, la Collection Pangloss héberge des données de collègues d’autres institutions : Katia Chirkova (CNRS-CRLAO), Michel Ferlus (CNRS-CRLAO), Marc Gaborieau (CEIAS), Ed Hillard (Berkeley), Guillaume Jacques (CNRS-CRLAO), Marie Lecomte-Tilouine (Collège de France – CNRS – EHESS), Marie Alexandrine Martin, James Matisoff (Berkeley), Gregory Maskarinec (Hawai’i), Trần Trí Dõi (Université Nationale de Hanoi)…

Lien pour y accéder.

Quelques liens utiles

Page modifiée le 13 février 2018

D’autres chercheurs, en France, travaillent au CNRS sur des langues de ce groupe, notamment au Centre de Recherches Linguistiques sur l’Asie Orientale (UMR8563 CRLAO, Paris) et au Laboratoire d’Histoire des Théories Linguistiques (UMR7597 HTL, Paris).

Voir aussi :
Le Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS, Paris) : http://ceias.ehess.fr/
Le Centre d’Etudes Himalayennes (CEH, Villejuif) : http://www.vjf.cnrs.fr/himalaya/
L’Institut d’Etudes tibétaines du Collège de France : http://www.college-de-france.fr/site/instituts /institut_detudes_tibetaines.htm ,
Les Universités Aix-Marseille 1 et l’INALCO (Paris) offrent des enseignements pour le tibétain et le birman.

A/ Bibliothèques ou Centres de ressources en France ou à l’étranger
B/ Autres unités de recherche en France ou à l’étranger
C/ Périodiques